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Logement vacant ou résidence secondaire : deux cases, deux histoires

Résidence principale, secondaire, logement occasionnel ou vacant : comprendre les catégories de l'INSEE avant de lire les chiffres du parc immobilier.

Derrière les volets
1er janvier 2025 · provisoire · France hors Mayotte

7,7 % de logements vacants

Données du graphique · %
RepèreValeur (%)
Résidences principales82,5
Secondaires et occasionnels9,8
Logements vacants7,7

Méthode. Estimations provisoires. Dénominateur commun : ensemble du parc de logements.

INSEE-SDES · Focus n° 359 · Figure 1 · publication du .

Un volet fermé ne raconte pas la vie d'un logement. Ses occupants peuvent être partis au travail, en vacances ou simplement en train de regarder un film dans la pièce d'à côté. Pour comprendre un parc immobilier, mieux vaut s'appuyer sur des catégories définies que sur une promenade dans le quartier.

Trois parts d'un même ensemble

Au 1er janvier 2025, en France hors Mayotte, les estimations INSEE et SDES répartissent les logements entre 82,5 % de résidences principales, 9,8 % de résidences secondaires ou logements occasionnels et 7,7 % de logements vacants. Ces données sont provisoires. Source : Insee Focus n° 359, figure 1, publié le 17 septembre 2025.

Le graphique utilise partout le même total : l'ensemble du parc de logements. Chaque catégorie a sa propre définition ; additionner les deux dernières n'en fait pas une catégorie de logements immédiatement disponibles à louer.

Vacant ne signifie pas disponible demain

Pour l'INSEE, un logement vacant est inoccupé et correspond à certaines situations : vente ou location en cours, attente d'entrée d'un occupant, succession, usage futur par un employeur ou absence d'affectation précise. Il peut donc se trouver à différentes étapes d'un parcours immobilier.

Une résidence secondaire sert à des séjours de loisirs ou de vacances, y compris certaines locations touristiques meublées. Les logements occasionnels, utilisés ponctuellement pour le travail, sont souvent regroupés avec elle dans les statistiques.

Poser une question assez précise

Dans une discussion sur son immeuble ou sa commune, commençons par formuler ce que nous cherchons à savoir. Veut-on connaître le nombre de logements ? Comprendre leur usage ? Identifier les biens proposés à la location aujourd'hui ? Ce sont trois questions différentes, qui appellent des observations différentes.

Imaginons un tableau de suivi local. Une ligne « vacant » sans date ni contexte risque de devenir rapidement difficile à interpréter. Il serait plus utile d'indiquer quand la situation a été constatée, quelle source la décrit et quand elle devra être vérifiée. Cette proposition d'organisation ne transforme pas un fichier privé en statistique officielle ; elle aide simplement à garder une information compréhensible.

Décrire avant de conclure

Pour un gestionnaire, nous proposons de commencer toute conversation par une description factuelle du besoin : une visite doit-elle être organisée ? Une arrivée est-elle prévue ? Un interlocuteur manque-t-il ? La prochaine action devient plus claire lorsqu'elle porte sur un événement concret, avec une personne responsable et une échéance.

Pour un résident, la même logique fonctionne à plus petite échelle. Avant de transmettre une information sur un appartement voisin, demandez-vous si elle est vérifiée et utile à son destinataire. On peut signaler une situation observée sans inventer l'histoire de celles et ceux qui vivent derrière la porte.

Garder les catégories à leur place

Une bonne visualisation doit permettre de retrouver la source, l'année et le territoire en quelques secondes. Elle doit aussi laisser visibles les réserves qui changent la lecture. Ici, le mot « provisoire » compte autant que la décimale.

Notre recommandation éditoriale : utiliser ces données pour mieux poser les questions. Elles décrivent des usages du logement à l'échelle nationale ; les décisions concernant une adresse demandent ensuite des informations locales, récentes et adaptées au sujet.